• Diane

Comment j'ai dompté ma hernie discale

Attention, ceci est un article sans photos d'illustrations et avec des mots en sanskrit mais si vous avez mal au dos, restez dans le coin...


Elle m'a pourrie l'existence durant plus d'une année coupant littéralement mon corps en deux. Je pensais que c'était dû à ma double scoliose mais en réalité c'était ma hernie discale (L4 - L5) qui était responsable, je l'écrivais en janvier dernier mais aujourd'hui, je n'ai plus mal ! Miracle ? Je vous raconte.


CE QUE J'AI REMARQUÉ


Une constante quelque soit le problème de santé que j'endure : la majorité des personnes qui vous donnent des conseils n'ont pas le problème en question (et tant mieux pour eux) mais par conséquent, il est parfois difficile d'être réceptifs...


J'avais un docteur qui après ma seconde chirurgie me faisait de la mésothérapie dans le dos (des injections en nappage de cocktails d'antidouleurs car mes douleurs chroniques prenaient toute la place dans ma vie), qui me conseillait de faire du sport comme de la natation alors que lui-même n'en avait pas fait depuis 1992 à vu d’œil... Le problème avec ça, c'est que les conseils, même s'ils sont pertinents, n'ont que peu d'impact (sur moi).


Dans le yoga, j'ai vu, lu, assisté à de nombreuses recommandations d'asanas et d'exercices physiques qui étaient tout sauf adaptés à ma hernie discale. Ça n'est pas parce qu'une posture est censée renforcer le dos qu'il faut la conseiller une fois la blessure installée. Elle n'est souvent plus de mise. De la même façon, ça n'est pas parce que telle ou telle posture est de rigueur sur le papier, qu'elle est valable dans la réalité. D'où la nécessité dans la pratique, de se connaître mais surtout d'apporter de la conscience à chaque mouvement. Attention donc à la théorie qui ne peut être égale à la pratique.


CE QUE J'AI MIS EN PLACE


D'abord j'ai pris le temps de comprendre ma hernie. Jusqu'au diagnostic j'avais identifié une douleur, à présent je pouvais la mettre en forme. J'ai situé sa localisation, imaginé sa forme, sa couleur. Je l'ai rendue concrète pour mieux l'apprivoiser. Ensuite, j'ai mis en place de vraies actions au quotidien :


- Je m'auto-grandis, j'essaye de créer de l'espace des pieds à la tête pour limiter la sensation de tassement. C'est valable debout en se brossant les dents, dans une file d'attente mais aussi en position assise.


- En plus de ma séance de Kiné hebdomadaire, je me rends une fois par semaine au Pilates sur tapis ou sur Reformer pour renforcer mon ventre (qui en plus a été opéré en décembre dernier). Je n'ai pas tout à fait les abdos en tablettes de chocolat mais j'ai des muscles profonds de plus en plus solides et compte tenu de mes courbures vertébrales, j'en suis fière ! En plus, le Pilates vient parfaitement compléter ma pratique personnelle de yoga.


- Je suis curieuse de tout ce qui peut améliorer mon dos.

Je dors avec un coussin entre les genoux quand je suis sur le côté pour soulager la zone lombo-sacrée. A l'ordinateur, je travaille assise sur un ballon de fitness. Ou encore, j'ai testé un cours de TRX Yoga qui m'a apporté une grande satisfaction car je me suis sentie étirée et renforcée. Bref, tout n'est qu'exploration.


De la "contrology" ou de la conscience dans le mouvement sur le tapis :


- Selon la forme du jour et parce que mon dos reste déformé malgré tout, j'adapte mon yoga avec des accessoires si j'en ressens le besoin. Un bloc sous la main en pasvakonasana par exemple pour éviter inconfort ou pincement.


Puis de façon précise, je mobilise les bandhas.


- Je "tilte le pelvis" en postures de guerriers de façon à allonger le bas du dos pour ne plus pincer mes lombaires. On entre dans la posture en activant les muscles et pas seulement en se contentant de la souplesse ou de la laxité.


- J'habitue mon centre à se verrouiller pour protéger mon dos et non-seulement je n'ai plus mal mais malgré une double scoliose en forme de serpent, je vois les flexions vers l'arrière s'ouvrir de plus en plus sans douleur et en sécurité. Quelle satisfaction.


- Je modère toutes mes flexions avant : debout (uttanasana), au sol (paschimotanasana) et autres postures. Souvent les genoux pliés ou les jambes tendues mais écartées ; en poussant bien sur toutes les parties qui touchent le sol et en libérant le bas du ventre. Confort assuré.


CE QUE J'AI CONSTATÉ


Je n'ai pas fait de nouvel IRM pour confirmer mon ressenti car je n'en ai pas besoin pour constaté une VRAIE qualité de vie retrouvée. Qu'importe que la hernie soit là sans douleur ou qu'elle ait disparue puisque mon quotidien est plus doux, la fatigue moins présente, mon humeur plus constante car c'est le bonheur de pouvoir se mouvoir sans inflammation.


CE QUE J'AI RETENU


A vrai dire, je le savais déjà mais définitivement, je suis actrice de ma santé. Je peux pas lutter contre ma maladie globale mais je peux vivre au mieux avec elle. Surtout, personne ne peut soulager mon corps à ma place. Ça demande de la détermination, du courage et de l'investissement, c'est sûr. Les personnes atteintes de maladies incluant des douleurs chroniques le savent : on n'a rien sans rien. Je peux être conseillée, aidée, suivie mais les bons mouvements, les bonnes postures, la bonne intensité ne viendront que de moi.


Et c'est pareil pour vous.

Apprenez à connaître vos blessures, vous deviendrez acteur et non plus victime.


Pour ce qui est de l'audition, heureusement que je ne suis pas (encore) complètement sourde car bien que le dossier MDPH ait été bouclé et expédié une semaine après l'annonce, je n'ai aucune nouvelle de l'avancée de mon dossier. Depuis je continue donc mon quotidien tel quel avec parfois quelques situations cocasses car soit je ne réponds pas quand on me parle (bah je n'entends pas...) soit je réponds à côté de la plaque et vaut mieux en rire...


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Diane HARY |+33(0)6.66.38.70.17 | Côte Basque - FRANCE

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